Acquérir ou céder un bien immobilier est une opération engageante, tant sur le plan financier que juridique. Chaque étape — de la négociation de l'avant-contrat à la signature de l'acte authentique, et jusqu'au contentieux éventuel post-vente — peut générer des risques significatifs si elle n'est pas sécurisée en amont.
Maître Léa Scemama accompagne particuliers, investisseurs et professionnels de l'immobilier sur l'ensemble du territoire dans la sécurisation de leurs opérations immobilières, en complément ou en appui du notaire.
Conseil et assistance avant la vente
Analyse et assistance sur l'avant-contrat
L'avant-contrat — qu'il prenne la forme d'une promesse unilatérale de vente, d'une promesse unilatérale d'achat ou d'un compromis de vente (promesse synallagmatique) — engage les parties de manière ferme ou conditionnelle. Sa rédaction est déterminante : les conditions suspensives, les délais, les clauses pénales et les modalités de l'indemnité d'immobilisation conditionnent directement les droits de chaque partie en cas de difficulté.
Le cabinet intervient en appui du notaire pour :
- Analyser le projet d'avant-contrat avant signature et identifier les points de vigilance
- Négocier l'insertion de conditions suspensives adaptées à votre situation (obtention de prêt, obtention de permis de construire, absence de préemption, vente préalable d'un autre bien)
- Veiller à l'encadrement des modalités de l'indemnité d'immobilisation et du séquestre
- Vérifier la conformité des diagnostics techniques annexés
- Sécuriser les délais contractuels et les conditions de prorogation
Suivi jusqu'à la réitération de la vente
Entre la signature de l'avant-contrat et celle de l'acte authentique, plusieurs mois peuvent s'écouler. Des difficultés peuvent surgir : refus de prêt, découverte de vices, opposition entre les parties sur l'état du bien, défaillance d'une condition suspensive. Le cabinet surveille le bon déroulement du processus et intervient rapidement dès l'apparition d'une difficulté pour préserver vos droits.
Pré-contentieux : résoudre les difficultés avant le procès
Lorsqu'une transaction se complique, il est souvent possible — et toujours préférable — de tenter de trouver une solution amiable avant d'engager une procédure judiciaire. Le cabinet Miraï Avocats dispose d'une solide expérience des négociations pré-contentieuses en matière immobilière.
Restitution de l'indemnité d'immobilisation
L'indemnité d'immobilisation est la somme versée par l'acquéreur lors de la signature de la promesse unilatérale de vente. Son sort dépend des circonstances dans lesquelles la vente échoue :
- Rétractation dans le délai légal de 10 jours (article L. 271-1 du Code de la construction et de l'habitation) : restitution intégrale à l'acquéreur
- Non-réalisation d'une condition suspensive sans faute de l'acquéreur (refus de prêt, non-obtention du permis) : restitution intégrale
- Renonciation de l'acquéreur sans motif légitime après expiration du délai de rétractation et réalisation des conditions suspensives : l'indemnité est acquise au vendeur
- Non-réalisation d'une condition suspensive imputable à l'acquéreur (absence de dépôt de demande de prêt, dépôt tardif) : l'indemnité peut être retenue par le vendeur
En pratique, des désaccords fréquents surviennent sur l'imputabilité de la non-réalisation d'une condition suspensive. Le cabinet intervient pour :
- Adresser les mises en demeure nécessaires au déblocage des fonds séquestrés
- Négocier une restitution amiable de l'indemnité d'immobilisation
- Constituer le dossier de preuve (attestations de refus de prêt, correspondances avec l'établissement bancaire, justificatifs de démarches)
Mise en demeure de réitérer la vente
Lorsque l'une des parties refuse de signer l'acte authentique alors que l'ensemble des conditions suspensives est réalisé, le cabinet adresse une mise en demeure formelle de réitérer la vente dans un délai déterminé, préalable indispensable à toute action en exécution forcée.
Négociation en cas de désaccord post-avant-contrat
Il arrive qu'entre la promesse et la vente définitive, des éléments nouveaux apparaissent : découverte d'un vice apparent lors d'une visite complémentaire, désaccord sur les travaux à réaliser avant la vente, modification de la situation financière de l'acquéreur. Le cabinet négocie des solutions équilibrées : réduction du prix, prorogation du délai de réalisation, annulation amiable.
Contentieux de la transaction immobilière
Lorsque la voie amiable échoue, le cabinet Miraï Avocats vous représente devant les juridictions compétentes — tribunal judiciaire, cour d'appel — dans l'ensemble des litiges nés d'une transaction immobilière.
Exécution forcée de la vente
Lorsqu'une partie refuse de réitérer la vente alors que les conditions suspensives sont remplies, il est possible d'obtenir en justice une décision valant acte de vente, qui permet de procéder à la publication foncière sans le consentement de la partie défaillante.
Dans le cadre d'une promesse unilatérale de vente, l'exécution forcée est possible à la condition que le promettant n'ait pas révoqué son offre avant la levée d'option par le bénéficiaire. Depuis l'arrêt de la Cour de cassation du 23 juin 2021, la révocation de la promesse avant la levée d'option ne prive plus le bénéficiaire de son droit à l'exécution forcée.
Résolution de la vente et clause pénale
À défaut de vouloir poursuivre l'acquisition, la partie victime du refus de réitérer peut demander la résolution du contrat et l'application de la clause pénale prévue à l'avant-contrat (généralement égale au montant de l'indemnité d'immobilisation, soit 5 à 10 % du prix de vente). Le cabinet assiste les deux parties dans ce type de litige.
Contentieux de l'indemnité d'immobilisation
En cas de refus du séquestre de libérer les fonds, ou de désaccord persistant entre les parties sur le sort de l'indemnité, le cabinet saisit le tribunal judiciaire afin d'obtenir une décision statuant sur la restitution ou la conservation des fonds séquestrés.
Vices cachés et garantie légale
La découverte, postérieurement à la vente, de défauts graves non apparents lors de la visite et rendant le bien impropre à l'usage auquel il est destiné, peut donner lieu à une action en garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil). Le cabinet assiste l'acquéreur dans la constitution du dossier (expertise technique, qualification du vice, évaluation du préjudice) et dans l'action en réduction du prix (action estimatoire) ou en résolution de la vente (action rédhibitoire).
Dol et vice du consentement
La dissimulation intentionnelle par le vendeur d'informations déterminantes sur le bien vendu (travaux cachés, sinistres non déclarés, servitudes non mentionnées, arrêtés de péril) peut constituer un dol susceptible d'entraîner l'annulation de la vente ou l'attribution de dommages-intérêts. Le cabinet assiste l'acquéreur lésé dans la démonstration du caractère intentionnel de la dissimulation et dans l'évaluation du préjudice subi.
Contentieux lié aux diagnostics techniques et à la superficie
Les erreurs portant sur les diagnostics techniques immobiliers (DPE erroné, diagnostic amiante incomplet, état parasitaire inexact) ou sur la superficie (loi Carrez, loi Boutin) peuvent ouvrir droit à une action en réduction du prix ou en dommages-intérêts. Le cabinet évalue la pertinence des recours disponibles et constitue le dossier probatoire.
Responsabilité de l'agent immobilier et du notaire
Les professionnels de la transaction immobilière sont tenus d'obligations de conseil, de vérification et d'information. Le notaire engage sa responsabilité en cas de défaut de conseil, de vérification insuffisante de la situation juridique du bien ou d'erreur dans la rédaction de l'acte. L'agent immobilier est responsable des fautes commises dans l'exercice de son mandat. Le cabinet engage et défend ces actions en responsabilité professionnelle.
Pourquoi faire appel à un avocat pour votre transaction immobilière ?
Le recours à un avocat en droit immobilier, en complément du notaire, constitue une protection supplémentaire dans les opérations immobilières complexes ou litigieuses. L'avocat défend exclusivement les intérêts de son client, là où le notaire intervient en qualité d'officier public au service des deux parties.
Son intervention est particulièrement recommandée lorsque la transaction présente des particularités juridiques, lorsqu'un désaccord apparaît entre les parties, lorsque des tiers sont concernés (indivision, SCI, démembrement) ou lorsque la valeur du bien justifie une analyse approfondie des risques.
Le cabinet Miraï Avocats intervient à chaque étape de votre opération immobilière : du conseil en amont de la signature de l'avant-contrat jusqu'à la résolution judiciaire des litiges post-vente.
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